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SOULAGES, lithographie, gravure, estampe
SOULAGES, lithographie, gravure, estampe PIERRE SOULAGES

Voici les estampes originales signées (lithographies, gravures, aquatintes ou livres) actuellement disponibles pour Pierre Soulages, cliquez sur une image pour accèder à la description de l'estampe. Sauf mention contraire toutes ces estampes de Pierre Soulages sont originales et signées.

Oeuvres disponibles pour SOULAGES

SOULAGES, quelques éléments de biographie

Pierre Soulages est né la veille de Noël 1919 à Rodez. Il est intéressé très jeune par la peinture. Soulages se rend à Paris en 1937 pour y préparer son professorat de dessin et le concours d'entrée à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts. Bien qu'admis dans cette école, déçu par l'enseignement qu'on y propose, Soulages renonce à ces études et retourne dans sa région natale. Pierre Soulages est mobilisé en 1940 et démobilisé en 1941, période de clandestinité pour l'artiste qui ne peint plus. Ce n'est qu'en 1946 qu'il choisit de consacrer sa vie à la peinture, ses tableaux abstraits sont dominés par le noir, l'artiste essaye d'exposer dans plusieurs salons qui le refusent. Ce n'est que l'année suivante que Soulages peut exposer au Salon des Surindépendants à Paris où il est peu remarqué par la critique mais où il gagne l'admiration et l'amitié de peintres tels que Picabia, Vilato, Hartung ou Goetz. La même année, le peintre s'installe à Paris. Les années suivantes, Soulages expose en Allemagne (exposition collective), à Paris (Galerie Lydia Conti pour sa première exposition personnelle), au Brésil et à New York. Ces mêmes années l'artiste réalise trois décors de théâtre et commence ses premières gravures à l'eau-forte à l'atelier Lacourière à Paris. Les années 50 sont marquées par des expositions dans le monde entier et par l'acquisition de ses tableaux par les plus grands musées du monde. En 1956, Soulages entre à la galerie de France et obtiens le grand prix de la Biennale de Tokyo en 1957. Parallèlement, Soulages continue son oeuvre gravé, il réalise des lithographies et de nombreuses gravures en découpant le cuivre à l'acide. Son oeuvre gravé reste assez restreint, l'artiste produira en tout une quarantaine de gravures et une cinquantaine de lithographies. Exposition d'estampes l'année suivante à Berlin et Londres. L'artiste voyage beaucoup dans les années 60 et 70 et continue à exposer dans le monde entier. En 1979 Soulages expose au Musée d'Art Moderne de Paris. L'artiste réalise à partir de 1987 les 104 vitraux de l'abbaye de Conques. Soulages vit et travaille et Paris.
SOULAGES, Texte de référence
Nous reproduisons ici des extraits de propos de Pierre Soulages parlant de la gravure lors d’un entretien avec Christian Labbaye :


« Plusieurs choses se sont produites, et qu’il faut séparer. Les encouragements de Lacourière qui me disait « Ne t’en fais pas, tant qu’il y a du cuivre il y a de l’espoir. Et je me suis rendu compte que, même quand il n’y avait pas de cuivre, c'est-à-dire quand on y faisait un trou, quelque chose se passait. A partir du moment où la planche se perfore, rongée par l’acide, accidentellement, je me suis rendu compte qu’à l’impression, le blanc du papier apparaissait dans le trou, vierge, avec son grain, sa qualité naturelle, propre au papier qui n’est pas écrasé par la presse. (…) Je me suis mis à travailler de cette manière pour mes gravures, non seulement à perforer la plaque, le cuivre, mais aussi à en faire varier le contour, ne pas me contenter du rectangle, utiliser une forme naissant des hasards, des hasards acceptés, des hasards choisis dans le travail du cuivre par l’acide. (…) Finalement quand on a une estampe en main, tout compte, le support, autant que l’empreinte qu’il a reçue. Je suis très sensible au matériau, je devrais dire aux matières. Le papier est une matière magnifique, il y a une espèce de vie des rapports de l’encre et du papier, pas du tout la même d’ailleurs en lithographie ou en gravure. (…) Au fond je ne peux pas dire que je préfère une peinture à une gravure. Il n’y a pas de hiérarchie. Il y a une qualité propre à la lithographie ou la gravure, comme il y en a une à la peinture, à la gouache, à chaque technique. Ce qui compte pour moi c’est ce qui peut se faire jour à travers une œuvre et non pas la technique qui a servi à cette mise à jour, même si elle y a contribué. »

Soulages, catalogues raisonnés.

Soulages, eaux-fortes, lithographies.
Soulages, eaux-fortes, lithographies.
- Soulages, eaux-fortes, lithographies, liste toutes les estampes de Pierre Soulages, lithographies et gravures. (catalogue ici reproduit). Près de 80 estampes sont ici reproduites et décrites. Texte poétique de Georges Duby et entretien de Pierre Soulages avec Christian Labbaye sur les techniques de la gravure et de la lithographie. Edition Yves Rivière.
- Soulages, l'oeuvre imprimé. Autre catalogue raisonné de l'oeuvre gravé de Pierre Soulages, édité par la Bibliothèque de France. Lithographies et gravures de l'artiste sont ici reproduites et minutieusement décrites.
SOULAGES Verbatim
"C’était en 1979. J’étais en train de peindre. Ou plutôt… de rater une toile. Un grand barbouillis noir. J’étais malheureux, et comme je trouvais que c’était pur masochisme que de continuer si longuement, je suis allé dormir. Au réveil je suis allé voir la toile. J’ai vu que ce n’était plus le noir qui faisait vivre la toile mais le reflet de la lumière sur les surfaces noires. Sur les zones striées la lumière vibrait, et sur les zones plates tout était calme".
Citation de Pierre Soulages in entretien avec Hans-Ulrich Obrist, catalogue de l'exposition au Centre Pompidou, exposition 2010.

Estampes déja vendues de SOULAGES