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MIQUEL BARCELO Voici les estampes originales signées (lithographies ou gravures ou affiches) actuellement disponibles pour Miquel Barcelo, cliquez sur une image pour l'agrandir et accéder à la description de l'estampe. Sauf mention contraire, toutes les estampes sont signées par Miquel Barcelo et sont originales. |
Oeuvres disponibles pour BARCELO
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BARCELO, quelques éléments de biographie
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Miquel Barcelo est né en 1957 à Majorque. A 18 ans, il s'inscrit à l'Ecole de Beaux-Arts San Jordi de Barcelone, où il ne reste que quelques mois. A cette même époque, il prend part à des actions de protestation contre la situation politique en Espagne, puis il participe à l'occupation d'une petite île avec des militants écologistes et anarchistes, pour empêcher des opérations immobilières. Barcelo réalise à cette occasion une affiche (1989).
A cette même époque, Barcelo réalise ses premières expositions à Barcelone et à Majorque. C'est au tout début des années 80 que Barcelo confronte ses peintures aux oxydations, salissures et craquelures des intempéries ; en 1982, la galerie Axe Art à Toulouse accueille sa première exposition personnelle hors d'Espagne, le musée d'art contemporain de Bordeaux achète alors plusieurs oeuvres. Il participe ensuite à la Documenta VII de Kassel. Barcelo s'installe à Naples en 1983 où il réalise des oeuvres avec les cendres du Vésuve et des pigments locaux, (exposition à la galerie Lucio Amélio), Yvon Lambert l'expose ensuite à Paris où Bischofberger achète la plupart des tableaux exposés. L'année suivante, l'artiste s'installe au Portugal, où il continue ses expérimentations : il mélange sa peinture avec du sable, des cailloux, des algues, puis il établit son atelier dans une église désafectée à Paris où il réalise des séries d'oeuvres sur le Louvre, le thème des bibliothèques et des salles de cinéma. Il expose pour la première fois à la galerie de Bruno Bischofberger à Zürich, qui devient son marchand. Le MOMA de New York accueille ses tableaux pour une exposition, suivent le musée d'art contemporain de Bordeaux, l'Institute of Contemporay Art de Boston. Il s'installe ensuite à Farrutx, plusieurs musées font l'aquisition de tableaux. Début d'une collaboration avec le photographe Jean Marie del Moral. En 1988 Barcelo se rend pour la première fois en Afrique, où il travaille principalement sur papier avec des pigments locaux, il y retournera plusieurs mois les années suivantes.
C'est en 1981 que Miquel Barcelo se mesure à l'estampe avec la réalisation de 5 lithographies à l'atelier Soler de Palma de Majorque. Suivront encore quelques lithographies réalisées dans l'atelier Clot et Bramsen en 1983 et 1984. En 1990, Barcelo commence la réalisation d'estampes avec plusieurs lithographies en noir et en couleurs à l'atelier ITEM à Paris avec notament 4 lithographies pour un texte de Paul Bowles, dont
chameaux, lithographie vernie et Mali, lithographie, inspirées de ses voyages en Afrique. Cette collaboration avec l'atelier Item donnera naissance à plusieurs autres estampes, dont la série des corridas ou la grande lithographie intitulée les figues pour laquelle Barcelo utilise des vernis. Au total plus de 30 lithographies originales seront réalisées dans cette période, la plupart avec des tirages très faibles ce qui explique leur rareté sur le marché aujourd'hui.
Quelques années auparavant, Barcelo avait réalisé quelques gravures à l'eau forte à l'atelier Pasnic. De cette collaboration sont nés des chefs d'oeuvre tels la gravure gran cuina de 1984 ou
la gravure les huitres. Là encore, le tirage de ces estampes est tout petit (pour certaines d'entre elles seulement 16 exemplaires). Entre 1999 et 2002, Barcelo entreprend de réaliser une série de 64 gravures, intitulées "Lanzarote", toutes tirées à 41 exemplaires et reprenant les thèmes antérieurs de ses peintures (Natures mortes, corridas, animaux, et paysages d'Afrique).
En 1990, Barcelo rencontre Hervé Guibert qui signera la préface pour le catalogue de son expostion à Nîmes, l'année suivante. En 1991, il construit un atelier pirogue sur lequel il descend le fleuve Niger. Il peint alors des oeuvres sur le thème des pirogues et de la vie autour du fleuve. En 1992, Barcelo réalise des lithographies avec reliefs pour illustrer le livre érotique de l'écrivain et photographe aveugle Evgen Bavcar, au total 48 lithographies accompagnent l'ouvrage. Il réalise aussi une série de portraits de sa femme Cécile, D'Evgen Bavcar, de Bischofberger, de Castor Seibel etc. En 1995, Barcelo expose à l'IVAM de Valencia, et réalise ses premières terres cuites au Mali, ainsi que des grands portraits de ses amis Dogons. Barcelo expose ses oeuvres à la Galerie Nationale du Jeu de Paume et au centre Pompidou à Paris. En 1998 Barcelo emménage son atelier dans l'église désaffectée de Santa Eulalia dei Catalani où il peint sur les murs et expose ses céramiques exécutées à Majorque. Il séjourne ensuite dans les ateliers Jakubec où il crée plus de cent céramiques pour l'exposition au musée des Arts décoratifs. Barcelo maîtrise parfaitement cette technique, tout comme il maîtrise les techniques de la lithographie et de la gravure. Miquel Barcelo vient de créer une série de bas reliefs en céramique pour le décor de la cathédrale de Majorque et a peint le plafond d'une salle de l'ONU à Genève. Il illustre aussi de lithographies la Divine comédie de Dante. Il vit et travaille à Paris, à Majorque, au Mali. |
BARCELO, Texte de référence
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Ci-dessous reproduit, l'intégralité du texte d'Hervé Guibert pour la préface du catalogue de Nîmes en 1991, intitulé : "BARCELO OU LE PEINTRE AUX MÉTAMORPHOSES":
« Le peintre s’est transformé. Cézanne recommandait d’aller sur le motif,
avec sa mallette, un matériel léger, un chapeau pour le soleil, des palets
d’aquarelle, son bâton de pèlerin, ses guêtres, son carton à dessins
ficelé dans le dos, son petit fagot de fusains, une pierre pour chasser les
serpents, ou les ours qui déboulaient de la montagne Sainte-Victoire.
Barcelo loue carrément un hélicoptère pour se faire déposer sur un pic
inaccessible du Mont-Blanc, à l’inverse du cœur des ténèbres, au cœur
de la lumière, à sa source, dans le cristal de roche d’un glacier, il sniffe un
peu de neige, et il peint la glace.
Mais, contrairement à l’arménien Aivasovski, qui toute sa vie n’a peint
que des vagues, Barcelo ne peindra pas uniquement des glaciers. Il est le
peintre des avatars fulgurants. Comme s’il était si sûr de lui-même, et de
son art, qu’il pouvait endosser un milliard de peaux, comme des déguisements, devenir un peintre chinois, ressusciter Goya ou Picasso (Goya
pour ses chimères, Picasso pour sa prolixité de faiseur), le peintre aux
mille milliards de mains, de ruses, de dollars, d’inventions et de métamorphoses inimaginables. Le voici en train d’attaquer sa toile à coups de tronçonneuse (pour y faire la pluie et le beau temps), après l’avoir piétinée dans ses godillots de lutin ou ses chaussons de plastique de ballerina
aérienne, le voici peintre du vide ou du fouillis, Narcisse du
Caravage au bord de sa toile, singe savant travesti en peintre dans les oripeaux de Chardin, le voici grelottant dans une chapelle désaffectée de
l’Institut Curie et peignant ses bibliothèques, le voici Tintin en Afrique,
au Mali, au sec, rouillé par la poussière, par les tempêtes de sable et de
sauterelles qui engluaient ses toiles, peintre empêché de peindre,
inventeur soudain et primitif de la gouache, le voici peintre Américain
dans une affabulation de Paul Bowles et mangeur d’opium sans confession, le voici affichiste de corrida et matador de mémoire. Car, cette fois
comme Aivasovski, qui allait contempler la mer depuis la jetée de Feodossia, et rentrait dans son atelier pour la peindre en gants blancs et par
tous les temps, les vagues dans la tête et l’œil rivé à l’un des six mille
tableaux peints dans sa vie, à quelques exceptions près (étendues et
silhouettes africaines) Barcelo ne peint pas ce qu’il voit, mais ce qu’il a
vu, ce qu’i l’a ébloui ou seulement estomaqué. Plongeur sous-marin à
Majorque, voilà qu’un poulpe lui siffle un tourbillon d’encre dans ses
pattes palmées d’homme-grenouille en aveuglant son masque, ça ne fait
pas un tableau, mais ça en fera un. Barcelo ressort de la corrida pour la
peindre. Point d’intermédiaire objectif entre Barcelo et sa peinture,
point de modèle sinon qu’imaginaire, Barcelo pourrait peindre les yeux
fermés, il pourrait peindre manchot et avec les pieds. Barcelo peint à cru
son rêve de la peinture. Il peint le dédale du futur de la peinture, ses
réserves, son archéologie futuriste. N’est pas Barcelo qui veut. A chaque
série de tableaux, Barcelo redevient l’inventeur d’un nouveau « génie »
de la peinture.
Barcelo peint-il toujours le même livre ? Lecteur nocturne, lecteur
obsédé des nuits blanches, Barcelo peint le jour et la nuit. C’est lui qui
m’a fait découvrir Walter de la Mare, Lezama Lima, José Bergamin. Nous
avons aimé à peu près au même âge, vers quinze ans, le Sarduy touffu de
Cobra. Barcelo lit Mémoire d’une naine de Walter de la Mare quand il
peint ses immenses paysages cartographiques, aux échelles brouillées,
avec leurs occlusions de mirages, leurs boursouflures d’entomologies
miniatures. Barcelo peint son amour de l’écriture et je tente là d’écrire
mon amour de sa peinture. Nous sommes contemporains et assez
copains. Il paraît que nous nous admirons. Si seulement c’était vrai.
Barcelo n’est pas né à Barcelone, comme on m’avait raconté que son
nom l’indiquait, mais à Palma de Majorque. Fils de paysan. Petit garçon
pauvre, Murillo vivant, tritureur de couleurs, de glaises à modeler, de
poissons pourris et de fleurs, devenu milliardaire par un coup de pinceau magique, hobereau qui rachète les terres où il est né avec ses péons
et ses moujiks, fêté par eux pour les vendanges, un personnage déjà de
Llégende qui aurait joué son père au poker. Barcelo vole sa propre peinture à ses marchands et roule ses banquiers dans la farine de ses blancs
crayeux, enfant surdoué qui à réussi à vingt-cinq ans (en 1 982, à partir de
la Documenta de Cassel) le casse en douceur de la Lyod’s Bank en même
temps que celui du Prado de demain. .
Barcelo à le chic pour rendre crédibles des choses à peine figurées. Ses
libellules, plaquées dans un vol tourbillonnant par une centrifugeuse de
peinture, font plutôt penser à des emblèmes de libellules, à des poinçons dans la toile, à des tampons enfantins, qu’à des gravures de Granville. Bricoleur simulateur, Barcelo parvient pourtant à cingler la toile à d’un bruit d’Elytres. Prenons ses déluges géants (Barcelo est autant un petit bonhomme que ses tableaux sont grands), striés dans la toile à
coups de lame électrique, avec en raccord de peinture le point d’impact
du grêlon. Prenons le public de la corrida esquissé par gouttelettes, et
l’implosion au centre de la masse noire du taureau. Tout est question de
forme, de logique et d’enchaînement de formes : Barcelo passe d’un
cirque lunaire à un maelstrom de mouches et à une arène en vue
aérienne, dont les gradins deviennent le cadre du tableau. Barcelo procède par allusions qui tiennent à l’essence de la peinture en elle-même et
à ses mystères. .
Son « restaurant chinois », tout rutilant d’ors et presque abstrait dans
cette puissance de l’or, est pourtant un véritable endroit alimentaire où
l’on croque des grenouilles. De même son « chien chinois », sournois et
vénérable à souhait, prêt à mordre comme on dirait naïvement. De
même sa projection noire et blanche d’une salle de cinéma, ou sa déambulation dans les galeries du Louvre. Il y a toujours comme un voile
d’enfance qui bruisse entre le tableau et ce qu’il évoque, d’avantage qu’il
représente. En cela Barcelo me semble plus un peintre-poète qu’un
peintre-écrivain, il n’est pas spécialement narratif. Sa narrativité serait sa
limite. .
Enfin Barcelo peint debout, comme pissent les hommes, comme une
saignée à blanc d’un Pollock blessé dont l’hémorragie au-dessus de la
toile ordonnerait une figure. Barcelo est le premier grand peintre du
XXI ème siècle. »
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"Quand les termites auront dévoré les musées. Quand mes oeuvres seront réduites en poussière. Si quelque fragment doit survivre, être retrouvé, qu'il soit, j'en prie les cieux, une papaye ouverte ou la rondeur d'un ventre et surtout qu'ils gardent un peu de la chaleur (après si longtemps) de ce feu qui me brûle."
Citation de Miquel Barcelo in Carnets de Ségou, 1994. |
Estampes déja vendues de BARCELO
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Miquel Barcelo, bibliographie sélective et quelques expositions
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- Barcelo ou la peinture. Texte de Castor Seibel, éditions l'Echoppe, 1992.
- Miquel Barcelo, le sentiment du temps. Texte de Enrique Juncosa, édition l'Echoppe, 2003. (Réunion de trois textes parus pour trois catalogues d'expositions Barcelo en 1994 et 1999). "La peinture de Barcelo est très éloignée des réductionnismes analytiques qui dominent l'art actuel. Son travail joue avec divers éléments : la richesse structurale de la surface, sa richesse métaphorique, l'efficacité de son langage, une infinité de références autobiographiques et culturelles, le retour constant des mêmes thèmes diversement traités ou de variations parfois minimes, l'importance de la lumière et de la transparence... Sans préjugé, ouvert à toutes les possibilités que lui offre la peinture, Barcelo domine parfaitement son langage, tout comme le poète et romancier cubain José Lezama Lima".
- Miquel Barcelo. Catalogue d'exposition au Musée d'Art Moderne de la ville de Lugano en 2006 - 2007. Dernière grande exposition rétrospective de Barcelo, tableaux couvrant la période 1982 - 2006. "
- Ninety, Miquel Barcelo. Numéro 6 de la célèbre revue consacrée à Miquel Barcelo, 1991, nombreuses reproductions, texte de Jean-Luc Chalumeau "De Tintoret à Barcelo" et de Catherine Flohic "Miquel Barcelo". Photographies de Jean Marie del Moral. "Barcelo laisse ainsi émerger l'image à partir d'un champ pictural abstrait : art sophistiqué dont le manièrisme ironique mélange avec une évidente facilité de multiples références à l'histoire des avant-gardes."
- Miquel Barcelo, Catalogue de l'exposition Miquel Barcelo au Musée d'Art Contemporain de Nîmes en 1991. Première grande exposition de l'artiste en France, préface de Hervé Guibert. "Barcelo a le chic pour rendre crédibles des choses à peine figurées. Ses libellules, plaquées dans un vol tourbillonnant par une centrifugeuse de peinture, font plutôt penser à des emblèmes de libellules, à des poinçons dans la toile, à des tampons enfantins, qu'à des gravures de Grandville. Bricoleur simulateur, Barcelo parvient pourtant à cingler la toile d'un bruit d'élytres. Tout est question de forme, de logique et d'enchainement des formes : Barcelo passe d'un cirque lunaire à un maelstrom de mouches et à une arène en vue aérienne, dont les gradins deviennent le cadre du tableau. Barcelo procède par allusions qui tiennent à l'essence de la peinture en elle-même et à ses mystères".
Vous pouvez aussi retrouver quelques importants catalogues d'exposition de Miquel Barcelo en cliquant sur certaines vignettes d'estampes à vendre ou déjà vendues. |
Miquel Barcelo Le sentiment du temps |
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