Zao Wou-ki est né à Pékin en 1920. Il entre en 1935 à l’Ecole des Beaux-Arts de Hang Tchou où il copie des œuvres de Renoir, de Cézanne et de Matisse. Zao Wou-ki sort de l’Ecole des Beaux-Arts en 1941 et y est nommé lecteur et enseignant, poste qu’il gardera 6 ans. En 1948, Zao Wou-ki s’installe à Paris et fait la connaissance de Sam Francis, Soulages et Giacometti. La galerie Creuze accueille sa première exposition en 1949 (préface du catalogue signée Bernard Dorival). En 1950, Henri Michaux écrit un texte sur les premières lithographies de l’artiste intitulé « Lecture de 8 lithographies de Zao Wou-ki », et le présente au marchand Pierre Loeb. Zao Wou-ki expose pour la première fois au Salon de Mai cette même année. Lors d’un voyage à Berne en 1952, Zao Wou-ki découvre l’œuvre de Paul Klee qui lui fera prendre un tournant pictural, l’artiste se tournant désormais vers l’abstraction. Dans les années 50, plusieurs galeries accueillent des expositions Zao Wou-ki, c’est le cas de la Galerie Klipstein à Berne, de la galerie La Hune à Paris, la galerie Krootz à New-York ou de la Galerie de France à Paris avec laquelle l’artiste collaborera toute sa vie. En 1962, Zao Wou-ki illustre « La tentation de l’Occident » de André Malraux de 10 lithographies originales en couleurs. Malraux donnera à Zao Wou-ki la nationalité française deux ans plus tard. L’estampe tient une place importante dans l’œuvre de l’artiste qui réalisera près de 400 estampes –lithographies ou gravures- de même que le livre : Zao Wou-ki a illustré de nombreux ouvrages : « Les compagnons dans le jardin » de Henri Michaux, « Les terrasses de Jade » de Hubert Juin, « Illuminations » de Rimbaud, « La peau des choses » de Michel Ragon, « Canto Pisan » de Ezra Pound, « L’Etang » de Jean Lescure » ou encore « Randonnées » de Roger Caillois. En 1973, Zao Wou-ki est nommé chevalier de la Légion d’Honneur, c’est cette même année que l’artiste est retourné en Chine, après 25 ans d’absence. En 1993, Zao Wou-ki est promu commandeur de la Légion d’Honneur et deux ans plus tard l’artiste reçoit le prix de Sciences pour l’Art. De nombreuses expositions dans le monde entier consacrent le travail de l’artiste présent dans les plus importants musées du monde et les plus grandes collections particulières. |